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Editeur : Eidos
Développeur : Crystal Dynamics
Genre : Action – Aventure sur Plates-formes 3D
Démo (16 Mo)

 

 

 

 

 

 

 

Raziel (vous) s’est vu bannir par Kain parce qu’il venait de muter et d’obtenir une paire d’aile. Alors qu’il était l’un des plus fidèles serviteur de Kain qui a réussi à jeter sur le monde une millénaire de noirceur, Raziel se voit donc contraint de brûler dans le vortex spatio-temporel pour l’éternité… Enfin pour un petit millier d’années, lorsque une source mystique le réveille, il est en colère, très en colère et la vengeance est un plat qui se mange dans toutes les dimensions.

Soul Reaver : Legacy of Kain 2

La Critique de Gil

Oui je sais c’est plutôt compliqué comme histoire, mais voilà à l’instar de magnifiques jeux de rôles comme Baldur’s Gate, Soul Reaver choisit la voie de la complexité scénaristique. Ce n’est pas pour nous déplaire, une histoire pareille vous plonge tout de suite dans cet univers gothique, dans ces deux dimensions (mort/normale) où vous pourrez évoluer presque indifféremment même si les deux univers ont leurs spécificités. Il faudra rapidement vous familiariser avec une originalité qui, après une petite prise en main se révèle être un atout de jouabilité intéressant, la caméra est subjective (alors que le jeu est annoncé en caméra arrière) et les mouvements du personnage que vous dirigez sont non pas fonction de celui-ci mais de la position de la caméra, ainsi si vous vous retrouvez avec une caméra de côté, pour vous rapprocher de la caméra, il faudra appuyez vers l’arrière, même si votre personnage effectue en fait un pas de côté… Finalement c’est tout aussi logique de se placer sur les directions du joueur et non pas de son personnage.

L’univers est fantastique, peut-être un peu moins varié vers la moitié du jeu mais les passages secrets et les énigmes à résoudre pour continuer sont assez originale et on peut se prendre la tête 1 h sans problème sur une bêtise. Par contre le nombre de monstres différents (y compris les boss) est assez limités et donc les moyens de les éliminer s’avère très divers mais rapidement répétitif. Dans ce jeu il ne suffit en effet pas de cogner mais il faut tuer et récupérer l’âme du vampire qui est en face de vous (ou de la chose – dans le monde des morts ce ne sont pas des vampires mais des… choses). L’avantage est que même en évoluant sur les deux mondes, vous devrez faire certaines choses dans l’un ou l’autre avant d’avancer (mais si combattre vous soule a un moment, vous pouvez toujours passer dans le monde des morts pour passer une salle pleine de monstre, mais pour ouvrir une porte il faudra fatalement revenir dans le monde des vivants. En fait on ne peut utiliser les objets et ouvrir les portes et les passages que dans le monde des vivants, vous pouvez a tout moment passer dans le monde des morts (pour vous recharger par exemple) mais vous devrez impérativement trouver une porte dimensionnelle pour repasser dans le monde des vivants et ainsi continuer votre quête : la vengeance de votre millénaire de souffrance.

Maintenant les points faibles, même si j’adore ce jeu, il y a quelques petits reproches à formuler. Si le mode Auto-Face (automatiquement face à l’ennemi) simplifie le déplacement dans les combats, ceux-ci se révèlent du coup beaucoup trop simples, le principe étant généralement de mettre KO un adversaire pour pouvoir le flamber, l’empaler ou le jeter dans l’eau (bénite ?) afin qu’il meure pour de bon, ou alors de surprendre une chose pour qu’elle n’ait pas le temps de s’enfuir (sinon bonjour pour la tuer… c’est fou ce que c’est froussard une chose). L’autre facilité navrante au cours des combats que vous mènerez est que si vous avez deux adversaires, l’un d’entre eux attendra sagement que vous vous soyez occuper de l’autre pour commencer à se battre avec vous, du coup les combats que vous soyez contre un adversaire ou plusieurs deviennent lassant par le manque de combativité des adversaires et le peu de surprises que vous aurez. Si on ajoute finalement un système de sauvegarde légèrement énervant qui retient les ennemis tués, l’activation du portail où vous êtes arrivés mais pas l’endroit exact ou vous étiez, ça mine un très bon jeu. Il est tout de même dommage quand on quitte de devoir revenir au début et repartir pour un portail… voire refaire la moitié du chemin vers le prochain portail si vous avez quitté le jeu entre deux portails.

M’enfin vu la qualité des mouvements du personnage et son évidente supériorité par rapport à Shadow Man (presque même principe de jeu mais en très nul au niveau de la jouabilité et des combats – y a des combats ?) dont je n’ai pas osé faire la critique tellement je le trouve naze, Soul Reaver en ravira plus d’un et vu sa durée de vie (honnêtement bonne), pour longtemps.

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