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Mafia Blues Après un attentat qui aurait pu lui coûter la vie, un parrain de la Mafia se met à avoir des crises d'angoisse, à pleurer sans raison. Ne voulant pas que cela se remarque, il décide d'engager les services d'un psychiatre. La Critique de Gil J'avais peur de ce film : d'abord parce que je vénère Vitto (Corleone), enfin Vitti (dans ce film), Paul Vitti, ce mafioso qui n'a peur de rien, qui sait qu'il sera le parrain de toutes les familles, qu'il gagnera qu'on ne peut pas l'attaquer. Hors justement le principe de ce film, c'est qu'on l'attaque et qu'il craque. Aussi parce que j'aime l'humour de Billy Crystal, qui pour ne pas être une star au titre d'un De Niro, n'en est pas moins une personnalité impressionnante. Alors que ces deux univers se croisent, cela ne pouvait être qu'une catastrophe ou une réussite. Et c'est une réussite parce que loin d'en faire une caricature à la Nielsen, qui marche bien avec Leslie mais certainement pas avec Robert, le point de vue du film est de faire un film de gangster avec les phases successives mais de les tourner humoristiquement. Les clins d'oeil (rendez vous dans les restaurants, gros gardes du corps, usines désaffectées...) sont nombreux et font paires avec les clins d'oeil à l'analyse psy qui sont le territoire de Crystal. Au lieu de confronter chacun des acteurs, l'un est l'invité de l'autre dans chaque scène, et c'est un rythme très agréable qui concilie l'univers des deux acteurs et permet au spectateur de ne pas se sentir la victime d'une sale farce. Les seconds rôles sont aussi mis en valeur dans cet espace, car ils n'apparaissent que dans un seul des deux univers, permettant de n'être pas écrasé par une affiche déjà très lourde. Lisa Kudrow sort un peu de son ordinaire Friendien. Apparition remarquée de Chazz Palminteri qui sera toujours pour tous les spectateurs du monde celui qui cherche à trahir, à devenir le parrain à la place du parrain ! La Critique de Garfield
(Mail) Techniquement, les ingrédients usuels du film de mafiosi se retrouvent dans les premiers plans du film : la famille, l'accent à coucher dehors, fusillades diverses et morts violentes au ralenti, prises de vue lentes, visages en gros plans... Et De Niro est parfaitement à l'aise dans le milieu, on dirait Al Pacino, c'est terrible. Et d'un seul coup, la comédie commence. Le titre original, "Analyse this",
augure d'une situation tragicomique : Paul Vitti, le parrain des parrains,
qui se retrouve soudain incapable de faire son "métier", pris
de bouffées d'angoisses. Figé, paralysé, Heureusement, en lieu et place des traditionnels
flashbacks des films de psy habituels, où on "revient-40-ans-en-arrière-et-on-comprend-tout",
on reste au dialogue entre les protagonistes, ce qui (à mon avis) se fait
trop rare et marche aussi bien. Personnellement, je dirais donc que Ramis a plus de talent pour démarrer les comédies que pour les finir. Mais il reste que "Mafia Blues" est un film marrant, agréable à regarder, et que même si on n'est pas pliés de rire tout le temps (c'est pas les Tontons Flingueurs, quand même), il laisse une très bonne impression. |
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