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Jeanne d'Arc Jeanne est une jeune paysanne qui déclare recevoir des messages divins. Lorsque pour la enième fois elle contacte le dauphin de France dont le pays appartient par traîté au roi d'Angleterre, celui ci la laisse se présenter. Il n'a plus rien à perdre et cette femme pourrait être sa dernière chance de se voir un jour couronné roi de France. La Critique de Gil Jeanne d'Arc a l'impudence de sortir en même temps que le seul film qui a tiré son épingle du jeu derrière Star Wars (deux semaines après la sortie du hit de l'année aux USA venait celle d'Austin Powers), cette sortie est dangereuse, fougueuse, tout ce qu'on veut. Austin Powers a eu cette politique de sortie dans tous les pays où il est exploité et ça lui réussi mais en France, Jeanne la Pucelle veut en faire autant ! Je ne suis pas croyant, autant le dire tout de suite, et je souhaitais que Jeanne d'Arc ne soit pas uniquement cette élue de Dieu sauvant la France qu'on nous décrit en CM1, j'en voulais plus et Besson me l'a donné ;-). C'était assurément un gros film, mais pour une fois depuis bien longtemps, le réalisateur a abandonné la réalisation hollywoodienne qu'il avait acquise et revient a quelque chose de plus brut, je dirais d'Européen si je n'avais pas peur de froisser certaines personnes. Non pas que le cinéma européen soit plus brut, mais qu'il a en général un message qui n'est pas aussi superficiel que le rêve américain. Celui de ce film s'inscrit à moitié entre l'histoire et l'intégrisme : rétablissant la vie de Jeanne qui n'était juste son miracle (la libération d'Orléans et le sacre à Reims) mais bien une vie complète d'un personne de son siècle, dans l'obscurantisme ambiant. Besson présente Jeanne comme quelqu'un qui a vu des signes, mais qui lors des combats se désincarne complètement en une espèce de folle furieuse qui crie à tout le monde de se battre et qui fait tourner son épée pendant tout le temps de la bataille ce qui peut être long tout de même. Voilà où le film me plait, c'est que Jeanne fini par se rendre compte qu'elle a un peu trop fanatiser le message Divin, dont on ne sait pas finalement s'il est un cauchemar ou une rédemption. Donnant le chant à un Dustin Hoffman déifié de toute beauté. Il est évident que les acteurs sont bons (ben ouais regardez un peu qui il y a !), et que la mise en scène est bonne (tout de même Besson sait impressionner par les images), mais la force du film se trouve dans cette histoire d'une jeune fille qui découvre l'horreur de la guerre, l'interprétation humaine souvent fausse des textes, des signes et le pouvoir de la foi, autant que celui des trahisons. Ce sont toutes les attitudes des personnages (bien mises en scène) et les quelques scènes oniriques qui donnent au film une vie et un intérêt, le spectateur pour une fois ne sort pas uniquement content d'avoir passé un bon moment mais content d'avoir vu une présentation peut-être fausse mais en tout cas plus poussée que celle des cours d'histoire en primaire. Au moins il mérite le titre de film historique ! La Critique de Drakul Je sors de Jeanne d'Arc, de Besson, qui voudrait se prendre pour Bresson, dans certaines scènes, mais il lui manque cruellement un R...! Je suis déçu, j'aimais bien Besson, il me faisait rire tout en restant tendre, parfois, même. Dans le Cinquième Elément, ça tenait la route, un beau conte fantatsique de SF...mais là...pfffff!! Un début en forme de Petite Maison dans la prairie, les mêmes champs de fleurs rouges jaunes et mauve.......une vague fabulette aux arrières goûts de vision enchanterresse fantastico-délirante...bref, pas crédible...ridicule. Après, ça va mieux, même si les scènes de combat assez réalistes , quoique anachroniques selon certains spécialistes, mais peut-on le lui reprocher, son film ne se veut pas historique, il me semble, donc même si les scènes de combat sont époustouflantes, belles images....ben, on accroche pas, les fameux "capitaines de Jeanne, des durs à cuire, oui!, mais qui s'amusent à jouer les clowns, pas crédibles non plus... Dommage surtout pour ce fabuleux personnage qu'est Gilles de Ré ( ou Retz, chai pu), ce terrible bonhomme, soupçonné d'avoir eu des penchants pour les jeunes...filles ou garçon, célèbre de par sa cruauté, et une fumeuse histoire de coucherie avec Jeanne, paraît-il..., mais bon, ici, il est pâle, insignifiant, clownesque et ridicule aussi! (critique originellement postée sur le forum "sans queue ni tête" dédié au jeu de billard en ligne sur Infonie... On se demande ce qu'elle y faisait, il s'en passe de drôle sur Infonie ;-) ) |
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