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La Sélection |
Une Histoire Vraie Un vieil homme à la veille de sa mort prochaine va entreprendre un voyage de 600 Km pour rendre visite à son frère malade a bord d'un tracteur ne dépassant pas les 7 Km / h. La Critique de Lynch Maniac Lynch était depuis longtemps connu par les spécialistes comme un maître dans les visions d’horreur et autres étrangeté cinématographiques. Essayer de voir EreaserHead pour vous en persuader (le film le plus étrange de l’histoire du cinéma sans hésiter). Aujourd’hui, il nous revient avec un film lent (ses films ne font jamais moins de deux heures) mais d’une simplicité enfantine. Tout comme son héros, Alvin Straight, Lynch aime prendre son temps. Il en ressort une fluidité dans le récit ne laissant transparaître ainsi que la sensibilité de cet homme prêt à tout pour revoir son frère à qui il n’a plus parlé depuis 10 ans. Ce road-movie ne séduira pas tout le monde car il faut laisser le temps au film de s’installer dans notre esprit mais une fois que cela s’opère, on ne regrette pas le voyage. Ce voyage entre souvenir et espoir peut en effet rebuter par sa lenteur ou par sa sécheresse scénaristique. Durant le film ne vous attendez pas à une révélation du style Fight Club , ici tout est déjà dit. Il y a bien sur quelque passages à la limite du surréalisme qu’affectionne Lynch (cf. la mort du daim) mais l’on reste toujours bien coller au basques de ce vieux monsieur à qui l’on accorde le plus grand respect. Ce film est basé sur une histoire vraie d’où son titre (très mauvais titre français). Le vrai Alvin Straight a effectué son voyage en 1996. A la suite d’un article de presse, la compagne de Lynch Mary Sweeney (sa monteuse attitré sans mauvais jeu de mot) acheta les droits et en écrivit une adaptation qu’elle présenta à Lynch qui en tomba amoureux. Lynch décida alors de le réaliser. Il filma sur les mêmes lieux que le voyage initial et dans l’ordre chronologique. Il confia le role principal à Richard Farnsworth ancien cascadeur et second rôle de nombreux films américain. Comme d’habitude Lynch trouve toujours des personnages secondaires à la fois attachant et ayant une particularité physique ou psychique ( la fille d’Alvin béguaie). En laissant de coté la plupart de ses effets de style, Lynch paradoxalement n’a jamais eu un style aussi pur et dépouillé. Il a presque touché l’âme d’Alvin du doigt. La dernière scène a ce titre est l’une des plus émouvante ( sans être mélo) que l’on est vu depuis longtemps dans nos salles obscures. Le dernier plan sur le regard du vieil homme restera gravé dans vos mémoires. |
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