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Eyes Wide Shut
Un médecin qui a su monter les galons de la société se retrouve un jour confronté à la jalousie durant une discussion où sa femme lui avoue avoir une fois fait lamour avec lui en pensant à un autre homme. Il tente donc de trouver lapaisement en la trompant à son tour La Citation : La Critique de Gil Je voulais donner raison à toute une partie de la critique qui a trouvé le film moyen, je voulais être déçu par le film, peut-être comme un adieu à un maître dont jai aimé tous les films. Tout le monde crie au génie, et cest justifié dans certains plans, y compris dans Eyes Wide Shut, mais dune certaine façon, le film ma contenté sans me rassasié et je suis sorti déçu. Comme cest ce que je voulais on pourrait dire que je suis content, mais non, finalement je préfère dès aujourdhui revoir ses autres films. Celui là a un atout majeur, il surprend en bien à partir du milieu, lorsque tout le monde croit que le film va être bof jusquau bout. Dans la première partie, Kubrick trouve, comme souvent, une force dans limage en filmant plus les ambiances que les personnages. Malheureusement au bout de 5 minutes, le truc tombe sous le sens, il a tout simplement rendu lespace lumineux plus attirant pour le regard. Souvent noyé dans une lumière blanche, les personnages ne sont pas éclairés par lavant mais apparaissent dans un quasi contre-jour. Dans les extérieurs et quelques intérieurs dendroit plus mal famés, il sagit de lumières colorées, qui néclairent jamais le personnage directement, enfin qui ne le mettent pas en valeur. Ainsi lors dune discussion entre une prostituée et le docteur Bill (Tom Cruise), cest larrière train de la belle qui nous est montré éclairé par le sapin de Noël, et pas les visages des deux personnages. Largument pornographique défendu par les ligues de vertu nest dailleurs pas convaincant car les nudités du films sont à lévidence artistiques. La deuxième partie, que rien nannonce, est salvatrice, suivant les pérégrinations du médecin qui à du vague à lâme, le film nous entraîne dans une partie onirique excellente, dune société secrète qui sautorise toutes les voluptés, tous les débordements, mais qui saura reconnaître lintrus dans ses rangs. Cette partie, où tout le monde est masqué savère fabuleuse, parce quon a peur au même titre que le personnage et que le savoir faire du réalisateur laisse enfin place à sa touche de génie, je ne pense pas quon puisse cataloguer les effets utilisés, parce quils se cachent et quon se laisse enfin emporter. La troixième partie, plus classique que la deuxième mais plus intéressante que la première est lenquête que le médecin fait sur ce quil lui est arrivé, et sur la rédemption quil peut en obtenir. Même si les trucs sont les mêmes, le jeu des acteurs et un léger recentrage sur eux permet au film de remporter ladhésion du public (enfin la mienne et celle de ceux qui maccompagnaient ;-) ). Les rapports étudiés dans le film autour de ce couple qui est entre deux mondes à tout point de vue sont très bien mis en valeur, on y parle de sexe, de pouvoir, de désir illustrés par des acteurs à la hauteur, surtout une Nicole Kidman qui prouve une fois encore quelle nest pas que la femme de Tom Cruise. Quelle soit ivre ou bien pétée (au crack), lactrice montre un vrai pendant de la vie, le film dailleurs a su faire la part entre lonirisme de son milieu et les scènes de la vie de tous les jours qui sont filmées comme si les acteurs nen étaient pas. Ainsi Tom Cruise nest jamais aussi convaincant que lorsquil rit bêtement en rencontrant un ancien camarade à qui il na visiblement plus rien à dire, dix ans après. Cest tellement vrai ! On se touche, se salue, se demande ce quon a fait pendant ce temps, se sourie très très bêtement et cest tout, on se dit quon se recontactera et on ne se voit plus jamais. Le film prend la liberté, pour avancer dans lonirisme de faire rencontrer à nouveau ces deux personnages, juste parce quun film sans histoire ne saurait être un film auquel on adhère. Stanley Kubrick sera donc mort en nous laissant ce dernier film qui, comparé à ses autres nest pas tout à fait ce quon aurait souhaité et qui, comparé à ce qui sort en ce moment offre beaucoup plus de gamberge par un génie parcimonieux. On attendait son prochain film sur la réalité virtuelle Et il nous la presque offert tant le monde décrit dans la séquence du milieu mérite une place entre La Nuit des Masques et le Maître des Illusions (de Clive Barker sorti directement en vidéo), mais juste cette séquence hein ;-) |